Sur le web : Tribunal : il se sert de son chien comme d’une arme lors d’une bagarre à Saint-Sulpice

En recherchant sur le web nous avons vu un encart qui va vous plaire. Son propos est « la justice ».

Le titre (Tribunal : il se sert de son chien comme d’une arme lors d’une bagarre à Saint-Sulpice) est sans détour.

Identifié sous le nom «d’anonymat
», l’auteur est connu et fiable.

La date de publication est 2023-07-31 14:03:00.

Lors d’une bagarre entre deux amis à Saint-Sulpice (Oise), l’un commande à son chien, un American Staff, d’attaquer l’autre. Le prévenu a été condamné à un an de prison ferme.

Les faits qui se sont déroulés le dimanche 9 juillet dernier à Saint-Sulpice, au sud de Beauvais (Oise), sont peu communs. Un couple et un ami rentraient d’un week-end à Bruxelles à bord d’un camping-car. Une dispute au sujet de la route à prendre pour arriver à Évreux éclate dans l’habitacle entre les deux hommes.

Ils en viennent aux mains, poursuivent leurs échanges de coups à l’extérieur. Alexis ordonne à son American Staff de neuf mois d’attaquer. Romain se réfugie sous le camping-car d’où il est délogé par le chien. Nouvel ordre d’Alexis. Romain prend la fuite et se réfugie auprès d’un automobiliste.

Quelques minutes plus tard, le chien, qui a pris la fuite, est renversé par un véhicule. Quand les gendarmes arrivent sur place, ils trouvent Alexis, hurlant, son chien mort dans les bras. Les gendarmes lui laissent du temps pour se calmer avant de contrôler son alcoolémie.

« Les gendarmes ont bloqué la route et m’ont laissé pleurer mon chien »

Ce dernier refuse. Il est emmené à la gendarmerie où il va être placé en garde à vue pour violences aggravées, refus de se soumettre aux vérifications d’alcoolémie et divagation d’un animal dangereux.

Trois jours plus tard, Alexis est présenté devant le tribunal. Il finit par reconnaître qu’il a lancé son chien contre son ami mais insiste sur le fait que ce dernier avait été « exécrable tout le week-end car il avait été jugé pour des violences sur sa copine et il a recommencé à la frapper. Il était méchant, je ne le reconnaissais pas. »

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Le président l’interroge sur son refus d’être testé, le prévenu répond : « J’étais sous un gros choc émotionnel, je pleurais mon chien, mais je n’avais pas bu. Les gendarmes l’ont d’ailleurs compris, ils ont bloqué la route et m’ont laissé pleurer mon chien. »

À la fin de son intervention, le trentenaire conclut : « Je sais que je dois payer pour ce que j’ai fait mais je ne suis pas le seul responsable ! » En entendant ces mots, Romain, la victime qui souffre de plusieurs morsures, lève les yeux au ciel mais quand il aura la parole, il sera des plus laconiques en lâchant un simple : « À chacun ses affaires ! »

15 mois de prison requis et l’interdiction de détenir un animal pendant cinq ans

Les deux amis partagent au moins un point en commun : plusieurs condamnations et séjours en prison. Le procureur souligne l’état de récidive puisqu’Alexis a déjà été condamné pour s’être servi d’un chien comme d’une arme. Il requiert 15 mois de prison ferme et l’interdiction de détenir un animal pendant cinq ans.

L’avocate du prévenu commence par contester la contravention pour divagation d’un animal dangereux, « car le chien était déjà mort quand les gendarmes sont arrivés. Donc, ils n’ont pas pu le voir divaguer. »

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Ensuite, elle explique que son client « a eu peur de Romain et a demandé à son chien d’attaquer ». Enfin et surtout, elle plaide une exécution de peine sous bracelet électronique pour éviter à Alexis d’être incarcéré.

Les juges ne l’ont pas entendue et ont prononcé une peine d’un an de prison ferme avec maintien en détention, une amende de 30 € pour la divagation du chien et une interdiction de détenir un chien de catégories 1 et 2 pendant cinq ans.

Publications:

Derrida,(la couverture) .

Le guide des infractions 2009 : crimes, délits, contraventions, enquête judiciaire, police technique, poursuites pénales, procès et sanction, droit des victimes,Le livre . Ouvrage de référence.

Photographie/Sociétés et Organisations/Éditeurs de cartes postales/L. Dulac,Le livre .