Le titre « Après 40 ans d’activité, cet avocat à Cherbourg dresse le bilan d’une carrière au service de la justice » correspond à un article qui vient d’être publié.
Ludovic Ameline
Publié le
Discret mais ouvert, Me Marc Clément de Colombières, 68 ans, vient de faire valoir ses droits à la retraite après quarante années d’activité en qualité d’avocat.
Dans son cabinet cherbourgeois du quai Alexandre-III où il a passé une grande partie de sa carrière, le natif de Saint-Lô (Manche) revient sur son parcours.
Pourquoi avoir choisi le métier d’avocat il y a 40 ans ? Était-ce une vocation ou un hasard ?
Après un DEA, j’ai intégré le Centre de formation professionnelle des avocats (CFPA) de Rennes qui venait d’ouvrir ses portes, je crois en 1983. Je faisais partie de la seconde promotion. C’était le balbutiement de la formation. Nous étions formés sur le tas. Nous avions des conférences de professeurs de droit ou de professionnels. Nous débarquions dans les cabinets comme des bleus, c’est-à-dire que nous ne connaissions strictement rien au métier. Nous arrivions seulement avec notre savoir universitaire et puis rien d’autre. Nous nous retrouvions devant des juridictions sans avoir la maîtrise oratoire. Prendre la parole dans une enceinte avec du public, des magistrats, des confrères qui étaient prêts à vous sabrer à la moindre erreur, c’était une autre paire de manches. J’ai toutefois eu la chance de travailler dans des cabinets réputés, avec de grands professionnels qui resteront mes maîtres à tout jamais à l’instar de Michel Hardouin, ténor du barreau de Rennes, qui m’a fait découvrir le métier.
« Le métier prend dix heures par jour »
Quel souvenir gardez-vous de votre prestation de serment et de vos débuts au barreau ?
Ma première plaidoirie, c’était au parlement de Bretagne qui abrite encore aujourd’hui la Cour d’appel et qui avait brûlé en 1994 à l’issue d’une violente manifestation des pêcheurs. C’est là que j’ai prêté serment dans la grande chambre à proximité de la loge de Mme de Sévigné. Il y avait tout un cérémonial, une pesanteur de l’histoire qui nous tombait dessus quand on entrait dans la grande salle. Les magistrats étaient juchés sur une estrade. C’était très théâtral. Deux ans après ma prestation de serment, et durant trois ans, j’ai formé des générations et des promotions d’élèves avocats à Rennes. Cela m’a permis de garder un contact avec la vie étudiante. Les premières années de ma carrière, je les ai consacrées au droit pénal. À l’époque, il n’y avait pas de permanence. J’ai eu une activité très importante en pénal durant cinq années à Rennes (1985 à 1991). Je prenais tous les dossiers. C’était très formateur. C’était l’entrée dans le milieu de la détention, de la violence, des trafics que je ne connaissais pas. Puis j’ai rejoint Cherbourg en 1991 pour mener une carrière au civil et au commerce. J’ai repris le cabinet de Me Ingouf.
Quelle affaire vous a le plus marqué dans votre carrière ?
Un dossier qui a duré des années, celui de l’affaire Pesnel. J’avais, pour client, la Société rennaise de diffusion cinématographique (Soredic) qui avait repris le cinéma de l’Odéon. J’ai aussi été le conseil de la Chambre de commerce de Cherbourg, du bailleur Presqu’île habitat, d’autres bailleurs sociaux. Ce sont des contentieux qui ne font pas de bruit, qui ne font pas la une des journaux. Mais cela représente un investissement personnel colossal. La journée d’un avocat, c’est au moins une dizaine d’heures par jour. Quand je croise des jeunes, je dis qu’il faut avoir le feu sacré aujourd’hui pour vouloir faire ce métier. Personnellement, si c’était à refaire, je ne recommencerais pas.
En 40 ans, comment le métier d’avocat a-t-il changé ? En mieux ou en pire ?
J’ai connu un exercice où le fax faisait son entrée dans les tribunaux. À Rennes, il y avait une télécopie à l’ordre des avocats sur un papier thermique. On mettait un rouleau et, le matin, la secrétaire de l’ordre appelait les cabinets pour attribuer les fax arrivés durant la nuit. Il y a eu ensuite l’informatisation. Le revers de la médaille, c’est une déshumanisation totale des dossiers. On travaille aujourd’hui sur dossier, plus sur de l’humain. Nous avions auparavant des contacts avec le magistrat. On faisait le point sur les dossiers dans le cadre des audiences de mise en état des procédures. Il y avait des échanges avec les confrères. Aujourd’hui, ce sont des audiences dites virtuelles. L’informatique c’est bien, mais cela doit rester un outil.
« La justice est une nécessité, un mal nécessaire »
Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la justice ?
La justice est rendue par des hommes. On sait dès le départ qu’il y aura des couacs, l’homme est imparfait. Le juge est forcément imparfait tout comme l’avocat. Et pourquoi y a-t-il une justice ? Parce que le comportement des hommes est imparfait. La justice est une nécessité, un mal nécessaire. Il faut que ceux qui rendent la justice soient à même de comprendre la vie de tout citoyen quel qu’il soit : je parle de l’agriculteur dans son travail, de la mère de famille seule, du chef d’entreprise qui se trouve dans une situation dramatique […]. Je me demande si tous les magistrats ont cette notion de compréhension de la vie de tous les jours. Les avocats ont-ils une formation suffisante pour aborder le commun des mortels ? Il ne faut pas que l’avocat reste dans son sérail, qu’il se considère comme investi d’une mission supérieure. Il faut qu’il garde les pieds sur terre. Je trouve détestable de voir de jeunes avocats qui viennent de prêter serment et traitent les autres comme de la valetaille. Mais cela existe dans toutes les professions. Il faut garder une réserve, une dignité, une certaine modestie. La loyauté est primordiale.
Quel conseil donneriez-vous à un jeune avocat qui débute aujourd’hui ?
Être loyal bien sûr. Et se dire aussi qu’on ne sait rien. Tous les jours, on apprend. Le métier prend dix heures par jour. Il y a ce que les gens ne voient pas, c’est-à-dire le travail de cabinet qui est énorme. C’est une charge psychologique énorme.
Que représente pour vous cette retraite : un soulagement, une nostalgie, une fierté ?
C’est la pire période de ma carrière. C’est inimaginable le nombre de démarches administratives à réaliser. Et puis quand vous suivez des dossiers depuis 17-20 ans, ce n’est pas facile de transmettre toutes les données à mes consœurs qui vont reprendre le flambeau. Je fais en sorte que cette transmission se fasse en douceur. Je quitte le barreau avec une certaine satisfaction de mon travail accompli et le regret de voir certains points de ma profession disparaître voire évoluer dans un sens qui n’est pas forcément au mieux pour la justice. Je n’ai jamais été bâtonnier. J’estimais que la charge de travail était beaucoup trop importante et que je serais obligé de prendre des positions professionnelles qui ne correspondaient pas à mon éthique. Pour moi, cela a été déterminant.
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FAQ pour les individus souhaitant trouver un avocat en droit pénal
Que faire si je ne discerne pas les conséquences légales de ma situation ?
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